AREZ (03/2015)

INTERVIEW D'AREZ

     C'est toujours une grande joie de découvrir des talents. Après Anne Eperle, Galaïs, voici Arez, un groupe aux accents du Sud, un je-ne-sais-quoi de Nicolas Peyrac et de Jean-Patrick Capdevielle où se mélent instruments à cordes et guitare acoustique. C'est chaleureux, profond, sincère aussi. Inspiré par l'éclat joyeux des gens du Sud, Arez nous emporte dans un pan de nos vies, incitant alors au regard neuf et posé.

1) Racontez-nous votre parcours.

     Arez, c'est la rencontre de plusieurs musiciens venant d'horizons différents pour former un groupe. Bruno à la guitare acoustique et au chant, Constance au violon, Cécile au violoncelle. D'autres musiciens rejoignent le groupe pour les grandes scènes et les besoins du groupe. Yoann à la basse et Thierry au Cajon et percussions. Des influences pop folk, ou même rock forment un style et une couleur bien particulière au groupe. Après de longues années à jouer des couvers dans les pianos-bars, restaurants et pubs de la région, j'ai ressenti le besoin de composer à nouveau... Progressivement, j'ai eu envie de chanter de nouvelles choses et de les partager. La formation du groupe Arez s'est alors imposée d'elle-même. Les chansons prennent une toute autre ampleur dès que chacun y apporte son jeu ou ses idées. Il en ressort des choses qu'on ne calcule pas vraiment. Mon voeu le plus cher est que chaque musicien trouve sa place au sein du groupe et se fasse plaisir avant tout. L'enregistrement d'un EP  deux titres "Sur les traces" au studio le  tempo 9 a été réalisé au mois de mai 2014 et a été suivi d'un clip vidéo pour le titre phare "Sur les traces".

2) Quel chanteur a ou a eu une influence sur votre musique?

     Adolescent, j'ai beaucoup écouté le groupe Téléphone, après j'ai eu une période rock hard-rock avec des groupes comme Bon Jovi, Motley crue, Trust, Iron Maiden. Je me suis ensuite lassé des sons saturés à la guitare et j'ai commencé à composer avec une guitare acoustique, ce qui m'a poussé à écouter des artistes tels que, Gabriel Yacoub, Gildas Arzel, Daran ou les Innocents. En fait, je ne sais pas si ces artistes ont vraiment influencé ma musique, même si je les écoute souvent.

3) Votre région vous inspire-t-elle?

     Je vis à Aubagne dans les Bouches du Rhône, non loin de Marseille avec ma famille. Tous les musiciens du groupe viennent des alentours. J'ai l'impression que ma région est plus connue pour avoir une culture musicale rap ou reggae. Je ne crois pas que ma région soit une source d'inspiration pour mes chansons, en tout cas pour l'instant... même si le fameux Garlaban de Marcel Pagnol se prête bien aux rêveries et autres flâneries.

4) En tant qu'interprête indépendant, comment faites-vous pour vous faire connaître?

     Les réseaux sociaux aident beaucoup dans la démarche de promotion. Il y a aussi les envois de l'EP aux radios et Web Radios qui ont très bien accueilli les chansons proposées. Du coup, elles sont diffusées largement. Les concerts  sont bien évidemment la plus belle manière de nous faire connaître et nous permettent de rencontrer du monde, de tisser des relations. Je dois reconnaître que c'est un énorme travail qui prend beaucoup de temps, notamment sur les moments de création ou de répétitions. J'en profite pour lancer un appel: nous sommes à la recherche d'un manager tourneur plein de bonne volonté!

5) N'avez-vous jamais été tenté de participer à une émission de télévision comme The Voice ou My Major Company?

     Je ne pense pas que les Majors soient prêtes à investir sur un groupe "d'âge mûr", et je ne crois pas que nous rentrons dans le schéma demandé même si je peux comprendre que  des jeunes veuillent y participer. C'est un très bon moyen pour se faire connaître où l'on peut très bien monter comme descendre aussitôt. Et puis, j'ai un petit souci avec les énormes  cachets que touchent les jurés pour appuyer sur un buzzer! Pour My Major Company, je ne m'y suis pas trop attelé. Vous croyez que les gens vont investir sur Arez? A voir...

Etre connu sur Facebook, c'est comme être riche au Monopoly. L'essentiel est de prendre du plaisir avec notre musique et surtout d'en donner à ceux qui nous écoutent.

6) Pourquoi le nom d'Arez?

     C'est tout simplement mon nom de famille que j'ai raccourci. C'est l'idée de ma femme quand elle a vu que j'avais du mal à trouver. C'est facile à retenir, agréable au son. C'est un peu moi, mais pas tout à fait, avec les autres en plus...

7) Quels sont vos inspirations aujourd'hui?

     La vie en général, tout ce qui m'entoure, que je peux voir à la télé, une situation en marchant en ville, au travail ( je suis aide-soignant). Cela part toujours du réel. Je n'arrive pas à écrire des textes qui parlent d'imaginaire.

8) Quelle est la journée type d'un chanteur indépendant?

     Quand je ne travaille pas: le matin, j'accompagne mon fils à l'école, après je fais une heure de sport (un petit footing ou un peu de salle), ensuite je fais de la recherche pour trouver des concerts. Je vais sur les réseaux sociaux... je prends ma guitare, je joue, je répète mes chansons et j'essaie de les améliorer. Généralement, c'est comme ça que viennent les idées pour de nouveaux morceaux.

9) Avez-vous quelque chose à ajouter à cette interview?

     Je remercie toutes les personnes qui nous soutiennent et nous suivent, les Web radios qui nous diffusent, les magazines thématiques qui nous aident à nous faire connaître. Que l'aventure Arez continue! A bientôt sur les planches!

Avec tous nos remerciements pour cette interview.

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