James Holin ( 09/2016)

INTERVIEW DE JAMES HOLIN

 

1) Comment décide-t-on un jour d'écrire des romans policiers?

Par défi. J'aime me fixer des objectifs élevés. Pas seulement dans le domaine de l'écriture. Dans le domaine personnel et la vie professionnelle. J'aime l'effort, la course longue, mouiller le maillot, me battre. J'adore quand on m'explique que c'est impossible, que je ne suis pas fait pour. Il se trouve que j'aime écrire. J'ai donc posé un objectif sur ce plaisir.

2) Comment  trouvez-vous l'inspiration? Partent-elles d'expériences ou de situations vécues?

Je trouve l'inspiration en vivant. J'aime me sentir vivre. J'adore découvrir les personnes, les lieux, les histoires. J'aime tout ce qui est inconnu, insolite, vibrant. Tout passe ensuite au prisme de mes rêves, craintes, fantasmes, désirs. Au final, le fruit ne ressemble plus à la racine.

3) Il y a une évolution dans votre écriture entre le premier roman "Sacré temps de chien" et "Un zéro après la virgule"... L'avez-vous remarqué? Le ton est plus enlevé, l'écriture plus fluide et les anecdotes plus croustillantes! Avez-vous appris à mieux maitriser votre imagination, votre écriture? Est-ce l'expérience de votre premier roman?

J'ai amélioré mon style entre les deux romans. Ce progrès résulte des observations expertes du relecteur, de mon étude des grands auteurs classiques, de personnnes proches qui me relisent. Il reste encore des marges de progrès importantes. J'y travaille. 

L'imagination, elle, continue de courir. Je lui lâche la bride. Je lui demande juste de rester dans l'apparence du réel, le crédible.

4) Ce doit être tout un art, une certaine logique pour créer l'intrigue de bout en bout et aboutir au résultat final de l'enquête... faut-il tout calculer? Mettre les indices là où il faut?

C'est un mélange de planification et d'improvisation. Avant d'écrire, je fais un plan. Mais assez vite, les personnages prennent vie. Dès lors, ils ne veulent plus se soumettre à leur destinée. Je suis contraint de tout reprendre, souvent dans une direction inattendue. Après, j'ai un gros travail de relecture pour vérifier la vraisemblance du tout.

5) Ne seriez-vous pas tenté de créer un vrai personnage qui vous suive dans vos prochains romans? Une sorte de Colombo, de Miss Marple ou de Sherlock Holmes?

J'ai semé de nombreux personnages dans les deux premiers romans et mes trois nouvelles. Il y en aura d'autres dans les suivants.

Quand je sentirai le moment venu, leurs destinées se rapprocheront dans un ensemble cohérent.

La belle magistrate Eglantine de Tournevire d'Un zéro après la virgule, le sombre prisonnier Albert Emery de Sacré temps de chien, la capitaine de police aux cheveux courts Nanou Quinchin de La Fine équipe, le milliardaire Taïwanais Jing du Porteur de Terre pourraient se croiser.

6) Et si vous écriviez un roman qui ne soit pas de l'ordre du policier?

Oui, c'est un objectif. Pas immédiat, mais c'est un objectif. Je voudrai commencer par écrire un roman d'aventure qui se passe en Bosnie durant la guerre civile.

7) Avez-vous quelque chose à ajouter à cette interview?

Je remercie mes lecteurs qui me consacrent du temps, ma maison d'éditions qui me fait confiance, ma famille et mes amis.

Merci à James Holin d'avoir répondu aux questions d'Ar Skandeliked.

Retrouvez-le sur son Facebook et sur son blog jamesholin.net

 

 

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