"Le Cheval Couché contre le Cheval d'Orgueil"

Voici, en quelques lignes, le mémoire de Krystyna: "Le Cheval Couché de Xavier Grall comme contestation de la vision de la Bretagne de Pierre-Jakez Hélias dans le Cheval d'Orgueil." (2007)

Dans le premier chapitre, Krystyna évoque l'aspect historique, littéraire et artistique de la Bretagne dont l'architecture, la musique, la peinture et la culture populaire.

Au deuxième chapitre, dans l'océan breton des traditions et des légendes, surgit la silhouette des deux auteurs dans l'analyse de leur vie et de leur oeuvre, par un travail comparatif.

Enfin, au troisième chapitre, c'est l'étude du Cheval Couché et du Cheval d'Orgueil avec l'analyse du style poétique, symbolique et politique de X.Grall et  la faiblesse de raisonnement et de la déformation de penser de P.J Hélias.

Dans son mémoire, Krystyna montre très bien, dans un style qui lui est propre, c'est-à-dire délicat, poétique et passionné, que les deux hommes partent dans deux directions totalement opposées. Sans doute parce qu'ils ont reçu tous deux un héritage familial complètement différent, l'un étant né en pays bigouden dans une famille de paysans et l'autre, dans une famille plus aisée, près de Concarneau.  Ils ont une vision de la Bretagne plus ou moins positive. P.J Hélias se tourne vers le passé, stigmatisant sa terre comme pauvre, impossible à changer. X. Grall, quant à lui, veut défendre et aimer la Bretagne en montrant qu'elle a un avenir plus qu'un passé nostalgique. Il n'hésite pas à parler de sa foi, du rêve, de l'amour et de la politique. Quand le journaliste reproche à la France d'avoir mis de côté la Bretagne, de l'avoir ignorée et maltraitée, et dès lors qu'un écrivain publie un livre à succès sur cette même Bretagne, c'est parce que tout le monde l'encense. C'est l'exemple même de l'hypocrisie et du favoritisme. Quand le professeur emploie le mot "cheval" c'est tout un symbole d'une vie aisée pour un paysan qu'il veut montrer, et "orgueil", l'état d'esprit dans lequel se trouve le propriétaire à être fier d'en posséder un. Ce cheval là existera toujours! Xavier Grall disait qu'en choisissant la couverture de son livre, P.J Hélias immobilise la Bretagne. C'est comme une pierre tombale avec un début et une fin. C'est le pessimisme héliassien. X. Grall a un regard neuf, frais avec plus d'énergie. C'est pour cela que X. Grall disait toujours que la Bretagne n'était pas la fin de l'Occident mais son début.

EXTRAIT: " Tous deux ont touché le monde français, ont habité Paris, travaillé là. Cependant, Grall revient aux sources après un long exil. Il se jette aussitôt dans le courant du renouveau breton dont il devient un dévoué militant. Il attaque sans pitié son compatriote en consacrant le "Cheval couché" à dénoncer les véritables idées. Toute l'oeuvre lui reproche son passéisme, l'accuse de s'être focalisé sur le passé perdu, de n'exercer son prophétisme, de chérir à l'extrême le monde clos ainsi que de n'avoir servi que son "Alma mater" (...) cette infâme, la deuxième mère de Jakez l'Ancien, sa marâtre (...), le verbe vénéneux de Grall n'épargne point son adversaire. Le sarcasme des expressions comme "un orateur d'hospices", et le jeu linguistique "Hélias, hélas, hélas"... ont pour but de ridiculiser le professeur et son penchant au passéisme."

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