Un été entre Saché et St Florent le Vieil (09/2016)

 

Un été entre Saché et St Florent le Vieil…

 

    L’été se prête au bon côté de la paresse, à ces heures de douceur et de joie où l’on prend le temps de se retrouver en famille, de contempler la création, d’apprécier les couleurs chatoyantes d’un ciel qui s’éveille ou d’un coucher de soleil…

    L’été c’est aussi faire du sport, peindre, pêcher, dessiner, ou lire…

    Visiter aussi…

         

    En descendant les bords de la Loire, qui, entre nous soit dit, ont cette lumière délicieuse et magique des ciels finistériens, calquée à celle des aurores boréales des ciels du Nord, j’ai arpenté les beaux jardins fleuris du château de Saché dans la vallée de l’Indre. Paysages champêtres en bord de rivière où l’écrivain Honoré de Balzac a séjourné plusieurs fois et pris le temps d’écrire quelques romans de la Comédie Humaine « Le père Goriot, Les illusions perdues, César Birotteau »… Une magnifique demeure dans un écrin de verdure à quelques lieues du Manoir de Vonnes (Château de Clochegourde) où vit Madame de Mortsauf du Lys dans la vallée. L’atmosphère bien palpable de ces heures de travail et de repos incite le visiteur à lire ou à relire les romans phares de cette période où Balzac n’hésitait pas à travailler plus de seize heures par jour. De grandes pièces colorées et des escaliers de pierre nous emportent dans l’univers balzacien au rythme lent des pas sur les parquets et les jolis tapis. 

    En quittant Saché et ses champs de fleurs blanches, je longe la Loire jusqu’à St Florent le Vieil émue tout autant de découvrir au pied de l’île batailleuse, la maison de Julien Gracq.

Les promenades agréables sur le sentier qui coure tout au bord de la Loire, soulignent l’importance des décors dans ses romans, les souvenirs d’enfance, son amour de la géographie.

    Tout ici est prétexte à se perdre dans les mots et l’écriture soyeuse de ce grand écrivain. L’austérité de sa maison, les volets fermés, l’immobilité de la rue du Grenier à Sel, génèrent un ineffable mystère tout autour de Julien Gracq. 

    Mais nous ne pouvions finir cette visite sans s’arrêter déjeuner à L’Hostellerie de la Gabelle pour goûter au sandre au beurre blanc si prisé, et conseillé inévitablement par l’auteur de La Presqu’île, d’Un beau ténébreux, du Château d’Argol lorsqu’il venait y prendre ses repas, seul ou accompagné par quelques amis…

    Les lieux sont imprégnés inévitablement par les souvenirs et l’aura de nos grands écrivains… 

 

Ar Skandeliked / septembre 2016 / 

 

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau