Cezanne et Zola

CEZANNE ET ZOLA

UNE COMPLICITE TROUBLANTE

 

« Et l'amitié leur devenait à tous deux comme un élargissement » Emile Zola, La débâcle

 

 

Les inséparables ! Ils étaient trois : Zola, Cézanne et Baille…

Mêlant l’amour des mots à l’orbe des pinceaux,

De la plaine provençale aux rives de la Seine,

Epris d’absolu, Cézanne et Zola chantent la couleur et le verbe.

Comme un vent tempétueux, les idées vont et viennent. Les doutes et les colères aussi. Controverse pour l’un et l’autre.

Paul s’isole, travail. Exhibition des corps nus sur la toile. Blancheur des dunes sous un soleil d’orage. Dans ces langues de feu, le ciel bleu s’illumine.

Emile veille. L’atelier des grands poètes… le Salon des Refusés… Profondeur d’orange et de bleu. Le bleu du Sud, de la montagne à la mer.

Zola écrit. Il s’emporte. C’est l’écrivain et le critique. L’Œuvre ! Lantier et Sandoz, Cézanne et Zola. Complexité d’une amitié, la déception d’un ami, l’amertume et la séparation. La littérature ne suffit pas à guérir, avant de mourir dans les brisures de l’aube. Lantier meurt sous les doigts de l’auteur. Mais c’est Zola qui part le premier.

Et Cézanne, dans les trouées d’une œuvre, où palpite son âme, infléchissant l’espace et ses ardeurs dorées, écrit l’histoire, désormais seul.

Caroline Constant

Article publié pour Glaz Magazine, décembre 2014.

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